Les privilèges que la forêt nous procure
Sur le plan écologique, la forêt remplit un certain nombre de fonctions essentielles. Outre qu’elle est le creuset de la biodiversité, elle constitue un réservoir de carbone, produit de l’oxygène, assainit l’air et l’eau, exerce un effet modérateur sur les conditions climatiques et assure une protection contre l’érosion des sols. Qui plus est, pour les Canadiens des régions rurales ou urbaines, la forêt fournit des avantages sur le plan des loisirs, de l’esthétique et de l’environnement. Une grande diversité de végétaux, d’animaux et de micro-organismes se retrouvent dans la forêt canadienne. Environ les deux tiers de toutes les espèces répertoriées au Canada vivent dans la forêt ou sont tributaires de l’habitat forestier.
En outre, la forêt procure des avantages socioéconomiques à tous les Canadiens. Elle est le fer de lance économique de plusieurs collectivités rurales, éloignées ou tributaires de la forêt. Elle est une composante fondamentale de la vie culturelle traditionnelle, spirituelle et matérielle des peuples autochtones de toutes les régions du pays qui comptent sur elle pour assurer leur autosuffisance dans les années à venir. Les industries du bois et des produits de papier contribuent largement à assurer le niveau de vie des Canadiens. Ces industries fournissent de l’emploi direct à plus de 350 000 Canadiens et de l’emploi indirect à plus de 770 000 personnes. Elles enregistrent chaque année des ventes globales supérieures à 58 milliards de dollars, ce qui signifie que leur contribution nette au surplus commercial annuel du pays s’établit à 34 milliards de dollars – soit plus de la moitié. Le Canada est toujours le principal exportateur mondial de produits forestiers.
La forêt canadienne procure aussi le milieu requis pour l’exploitation des ressources naturelles, comme par exemple la coupe du bois, ainsi qu’une vaste gamme de produits et d’activités non liés au bois qui ont une importance internationale et se rattachent, par exemple, aux loisirs, au tourisme, à la chasse, à la pêche, au piégeage, aux arbres de Noël, à la cueillette des champignons, aux plantes médicinales et aux produits de l’érable.
Source : Coalition sur la stratégie nationale sur la forêt
Plus spécifiquement au Québec...
La forêt québécoise : des bénéfices pour tous !
- Le secteur des produits forestiers est un des principaux moteurs économiques du Québec.
- Près du tiers des municipalités doivent leur développement socioéconomique aux entreprises de transformation du bois (sciage, pâtes et papiers, panneaux, autres produits à valeur ajoutée).
- Ces entreprises fournissent plus de 80 000 emplois directs qui se répartissent dans toutes les régions du Québec, y compris les régions urbaines.
- Les exportations atteignaient 11,1 milliards de dollars en 2006, produisant une balance commerciale nette de 9,2 milliards de dollars dans les produits forestiers.
- L’industrie des produits forestiers non ligneux est en émergence. Elle cohabite avec la récolte de bois et procure des revenus de plus en plus considérables. Elle regroupe quatre secteurs principaux, soit les produits alimentaires (ex. : fruits sauvages), les produits ornementaux (ex. : sapins de Noël), les produits pharmaceutiques et nutraceutiques (ex. : extrait d’if du Canada) et les produits manufacturés ou les matériaux (ex. : résines, alcool, huiles essentielles). En 2005, la vente de bleuets a représenté 38 millions de dollars et la production de sapins de Noël a atteint une valeur de 50 millions de dollars.
- Les adeptes de chasse, pêche, récréotourisme et écotourisme (en plein essor) dépensent quelque 3 milliards de dollars par an au Québec. Ces activités représentent plus de 32 000 emplois et des recettes pour l’État d’environ 450 millions de dollars.
… et pour la planète !
- L’aménagement durable des forêts et l’usage des produits forestiers contribuent de façon positive à la question des changements climatiques, notamment en ce qui concerne la séquestration et le stockage du carbone (CO2).
- Le bois est le seul matériau à provenir d’une source renouvelable; il est biologique, recyclable, biodégradable et écologique.
- Une forêt en croissance permet d’atténuer les changements climatiques en contribuant à la séquestration du CO2.
- La construction de bâtiments en bois permet aussi de séquestrer une partie du CO2 contenu dans les arbres, en plus d’éviter les émissions de CO2 associées à la production de matériaux non renouvelables comme l’acier, le béton et l’aluminium. À titre d’exemple, une récente étude de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) démontre que la fabrication d’une poutre en acier émet 76 kg de CO2, alors que la fabrication d’une poutre en bois en séquestre 101 kg. Vue sous l’angle de la lutte aux changements climatiques, l’utilisation du matériau bois s’avère un choix gagnant sur le plan environnemental.
- Le bois comme source d’énergie, notamment pour les véhicules et les bâtiments, a un avantage environnemental indéniable sur les combustibles fossiles. Le carbone émis lors de la valorisation énergétique du bois fait en effet partie du cycle naturel du carbone et est capté à nouveau par la végétation, y compris les forêts, alors que les combustibles fossiles ajoutent un surplus de carbone dans l’atmosphère. Dans le cadre de sa Stratégie énergétique, le Québec travaille actuellement à favoriser l’usage de la biomasse forestière à des fins énergétiques, de façon à diminuer la consommation québécoise de combustibles fossiles.
Source : Ministère des Ressources naturelles et de la Faune Décembre 2008
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